Ces Romands qui ont tout plaqué pour vendre du cannabis (légal)

Ces Romands qui ont tout plaqué pour vendre du cannabis (légal)
19 janvier 2018 Fabien
In CBD

A l’aube de leur trentaine, ils se sont lancés dans le business du CBD. Trois portraits d’entrepreneurs en herbe.

L’année 2018 a commencé comme une bombe nucléaire. Corée du Nord vs Etats-Unis, c’est la guerre des boutons. A qui aura le plus gros, à qui fera péter la planète en premier. Les bons vœux de Kim Jung-Un auront presque fait passer à la trappe ce qui aurait pourtant dû être LA nouvelle de ce premier janvier en matière de pétards: la Californie, Etat le plus peuplé des USA, autorise la vente de cannabis et devient, de facto, le plus gros marché légal du monde. Alors oui, le dirigeant / président / commandant suprême de Corée du Nord peut, d’un frémissement de doigt, provoquer une guerre nucléaire, mais le cannabis légal devrait rapporter au moins 7 milliards de dollars à la Californie d’ici 2021. Si elle existe toujours, bien entendu.

Le rapport avec la Suisse? chez nous aussi, le cannabis rapporte. Plusieurs millions, même. Si, si. Et, en 2011, quand une modification d’ordonnance fédérale donne le feu vert à la culture du chanvre contenant 1% de THC, pour arranger les agriculteurs, des petits malins se lancent dans la création d’un cannabis à 1% de THC, pour arranger les fumeurs responsables qui ne supportent plus le cannabis du marché noir, frôlant les 30% de substance psychotrope. Cinq ans plus tard, le cannabis «Swissmade» est né et répond au doux nom de cannabidiol (CBD), sa molécule principale. Résultat, 2017 restera l’année de la ruée vers l’or vert dans toute la Suisse.

Que pensent les Romands du cannabis légal?

Que pensent les Romands du cannabis légal? Nous sommes allés leur demander directement…>> À LIRE: Ces Romands qui ont tout plaqué pour vendre du cannabishttp://bit.ly/2DaRrL1

Posted by L'illustré on Dienstag, 16. Januar 2018

Berne ou San Francisco, même combat? Bien sûr! Comme les autorités du Golden state, notre Administration fédérale des douanes (AFD) compte aussi les pépètes qu’elle s’est faites avec le cannabis légal: environ 15 millions de francs en 2017. Grande première. Et même si Ueli Maurer, ministre des finances, ne s’en roulera sûrement pas un pour fêter ça, il y a quand même de quoi se réjouir un peu. Aujourd’hui l’engouement autour du CBD est tel que l’AFD recense plus de 480 acteurs sur un marché qui n’en comptait que cinq en janvier 2017. Nous sommes donc allés voir ceux qui avaient flairé le bon pilon.

«Back to the roots»

Nous sommes au 19 rue Maunoir, aux Eaux-Vives, à Genève. La voisine du dessus râle depuis six mois. Des odeurs de cannabis empesteraient son appartement nuit et jour. Dans son collimateur, Kahna Queen, le nouveau magasin du rez-de-chaussée. Hallucination olfactive? Que nenni! Madame n’en démord pas, une douce odeur verte s’échapperait bien de là. «Impossible! s’exclame Vincent Ferrazzini, l’un des patrons dudit magasin. Il n’y a pas de conduits d’aération, cela ne peut pas être nous et surtout, notre magasin est un espace non-fumeur et nous ne vendons pas que de l’herbe, mais aussi de l’huile, des cookies et des produits dérivés. Vous savez, il y a toujours un tabou très important autour du cannabis.» Pas de chance pour lui, il en a fait son fonds de commerce.

 

C’était il y a six mois. Le jeune trentenaire envoie valser son boulot chez Uber et le monde du tout numérique qui va avec pour se lancer dans l’auto-entreprenariat. «Back to the roots», Vincent décide de vendre de l’herbe. Impressionné par le nouveau champ des possibles que représente le business du cannabis légal, il lance son propre magasin le 20 juin 2017 avec Cédric Jacquemoud, un ami.

 

PAR CAMILLE PAGELLA “l’illustré”

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